Les traitements de l'Hypertrophie Bénigne de la Prostate

1- L’embolisation de l’artère prostatique (EAP) – NOTRE EXPERTISE

 

L’embolisation de l’artère prostatique (EAP) est une procédure peu invasive réalisé en ambulatoire pour le traitement de l’HBP sous légère sédation.

En premier lieu, le radiologue insère un cathéter de Foley dans l’urètre et le positionne comme montré sur le schéma. Cela donne au radiologue interventionnel un point de référence pour les structures anatomiques qui l’entourent.

Ensuite, le radiologue insère un cathéther de 1,6 mm dans l’artère au niveau du bras. Ce cathéter est dirigé vers les petites artères qui alimentent la prostate.

Enfin, des particules microscopiques sont ensuite injectés à travers ce cathéter pour bloquer l’apport sanguin à la prostate. (appelée “embolisation’) La prostate va donc diminué de taille et laisser l’urine passer à travers plus facilement.

Mieux comprendre l’embolisation de l’artère prostatique:

 

Un radiologue introduit un catéther dans l’artère fémorale ou l’artère radiale du patient, puis remonte jusqu’aux artères prostatiques. Une fois en place, il injecte les microbilles sous contrôle radiologique. À partir de la même incision, les deux côtés de la prostate sont traités. L’intervention se déroule sans anesthésie générale en hospitalisation de jour. On pratique une anesthésie locale au point de ponction fémorale ou radiale. Il faut compter entre 1 et 2 heures d’intervention.

L’avantage principal de l’embolisation de l’artère prostatique (EAP) est que l’urètre et le col de la vessie ne sont pas touché durant cet intervention. Donc celle-ci n’entraîne pas d’incontinence urinaire ou d’éjaculation rétrograde.

Quels sont les symptômes d’une prostate élargie?

2 – Le traitement médicamenteux

On utilise habituellement soit les inhibiteurs 5-α-reductases ou les α-bloquants.

Ces traitements peuvent entrainer des effets secondaires:

Les inhibiteurs de la 5-alpha réductases peuvent entrainer:

  • Tout d’abord, une baisse de libido.
  • Ensuite, de l’insuffisance érectile.
  • Aussi, des troubles de l’éjaculation.

 

Les Alpha-1 bloquants peuvent entrainer :

  • D’une part, quelques troubles neurologiques : asthénie, somnolence, vertiges, étourdissements, céphalées, acouphènes…
  • D’autre part, des troubles cardiovasculaires : hypotension, palpitations, tachycardie, gonflement des chevilles …
  • Également, troubles digestifs : sécheresse buccale, nausées, vomissements, constipation, diarrhée …
  • Peu de troubles visuels et des larmoiements.
  • Mais aussi, des congestions nasales et des rhinites.
  • Des bouffées de chaleur et des flushs (rougeurs passagères du visage).
  • Et enfin, beaucoup de troubles d’éjaculation (impuissance).

3- La Chirurgie – RTUP (résection transurétrale de la prostate)

 

Les inconvénients de la chirurgie RTUP

  • La TURP va entraîner de manière quasi systématique une éjaculation rétrograde. Le volume de sperme diminuera de manière très conséquente ou bien même disparaître completement car le sperme, au lien de sortir par le pénis, ira dans la vessie,
  • Un saignement dans les urines assez abondant dans les suites de l’opération.
  • Une sonde urinaire pendant 2 à 3 jours.
  • Une hospitalisation avec anesthésie générale ou péridurale.

Les complications de la RTUP

 

Immédiates

Fréquentes

  • Hématurie macroscopique avec parfois formation de caillots. Ce saignement nécessite souvent un lavage vésical plus prolongé. En cas de persistance une anémie peut apparaitre et selon son importance une transfusion pourrait être proposée. En dernier recours, une deuxième intervention toujours par voie endoscopique permettra d’enlever les gros caillots et stopper l’hématurie.
  • Infection urinaire: avec ou sans fièvre.

Rares

  • RTUP syndrome : syndrome de réabsorption du liquide d’irrigation. D’une part, ce manifeste par des troubles de la vision (vision tout en bleu ou en noir et blanc) et d’autre part, par des troubles de la conscience. Ces phénomènes sont réversibles sous traitement adapté.
  • Infections du testicule.

 

Tardives

Fréquentes

  • Ejaculation rétrograde (80%): lors de l’éjaculation absence d’extériorisation du sperme par la verge.
  • Incontinence mineure : quelques gouttes retardataires.
  • Infections urinaires.
  • Infections génitales (épididymite, orchite).

Rares

  • Rétrécissement de l’urètre, du col vésical (2 – 3%).
  • Incontinence majeure.
  • Impuissance érectile.

 

Suites postopératoires de la RTUP

Durée d’hospitalisation : de 2 à 7 nuits.

Durée de sondage : un minimum de 24 heures après l’intervention. Le lavage est arrêté quand les urines sont suffisamment claires.

 

 

 

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