Le Centre de la Prostate

Adénome prostate : Quels symptômes ?

Douleurs urines, troubles d’éjaculation

L’hypertrophie bénigne de la Prostate: les symptômes

Les principaux symptômes d’un adénome de la prostate sont urinaires et ils sont dus à la compression de l’urètre par l’adénome. En effet, la diminution du calibre de l’urètre gêne la vidange de la vessie. Il y’a aussi des complications sexuelles qui sont due à la prostate.

Les symptômes de l’adénome de la prostate les plus courants sont :

  • un besoin fréquent d’uriner, de jour comme de nuit.

  • des douleurs en urinant.

  • la sensation de ne pas avoir entièrement vidé sa vessie après avoir uriné, et l’envie d’uriner une nouvelle fois , moins de deux heures après avoir fini d’uriner (pollakiurie).

  • le besoin urgent d’uriner.

  • l’interruption du jet d’urine (un démarrage du jet , puis un arrêt , suivi d’un redémarrage).

  • une diminution de la force ou de la taille du jet d’urine.

  • l’obligation de forcer sur la vessie pour uriner.

  • des réveils nocturnes fréquents pour uriner (jusqu’à cinq fois par nuit).

  • une impossibilité brutale d’uriner , ou une rétention aiguë d’urine , avec la sensation désagréable d’avoir la vessie pleine.

  • des fuites urinaires.

Troubles sexuels avec un jet éjaculatoire moins important qu’auparavant.

Tout d’abord, l’augmentation du volume de la prostate provoque une compression de l’urètre et une pression sur la vessie. Cela se traduit par différents symptômes facilement identifiables, comme une envie d’uriner très fréquente, aussi bien la nuit que le jour, un jet d’urine difficile à amorcer, faible, voire intermittent, avec l’impression de ne pas pouvoir vider complètement sa vessie. Les mictions sont parfois douloureuses et les urines peuvent contenir du sang. Enfin, sur le plan sexuel, une gêne peut être ressentie car l’hypertrophie entraîne une baisse de vigueur de l’éjaculation.

Quels diagnostics pour l'Adénome de la Prostate ?

Bien que les symptômes soient certainement associés à un Adénome de la Prostate, il est plus prudent d’identifier cette pathologie de manière certaine afin de prendre les décisions les plus adaptées permettant d’agir et de mener à bien l’intervention, ainsi notre centre suit le processus décrit ci-dessous avec des particularités selon chaque cas (état de l’hypertrophie, intensité/fréquence des troubles urinaires…)

 

  1. Avant tout, nos spécialistes commencent par évaluer l’hypertrophie par une échographie.
  2. Puis dans un deuxième temps, nos spécialistes évaluent la gêne par une débitmétrie.
  3. Par la suite, afin d’éliminer une éventuelle suspicion de cancer de la prostate, nos spécialistes évaluent le taux de PSA accompagné (selon les cas) d’une IRM prostatique.
  4. Enfin, une fois que le chirurgien est certain que la pathologie est à l’origine des symptômes ressentis par le patient, nos spécialistes en radiologie interventionnelle réalisent une cartographie artérielle préopératoire par angioscanner.

Débimétrie urinaire

Cet examen n’a pas d’intérêt anatomique direct mais permet d’évaluer le fonctionnement dynamique du système urinaire. Il permet de quantifier la gêne fonctionnelle (et donc l’obstruction sous-vésicale) des patients qui est subjective et souvent mal vécue.

Le résultat est fourni par une courbe exprimant le débit urinaire en fonction du temps. Le débit urinaire maximal (Qmax) est défini comme la quantité maximale d’urine éliminée en 1 seconde. Le débit urinaire est lié au volume de la miction, il est recommandé d’obtenir des résultats sur des miction de volume supérieur à 150 mL. La valeur normale du Qmax est > 15 mL/s.

La technique est simple : pendant que le patient, la vessie pleine, urine dans un verre gradué, un appareil mesure électroniquement le volume d’urine émis en fonction du temps

Les mesures suivantes sont effectuées :

  • Le débit maximal d’urine (Qmax) en mL/s,
  • Le débit urinaire moyen en mL/s,
  • Le volume d’une miction en mL,
  • Le temps d’une miction ordinaire, c’est-à-dire lorsque le patient urine à l’occasion d’un besoin moyennement récent, sans avoir retenu ce besoin trop longtemps.

Angio scanner prostate : Cartographie artérielle

La cartographie de la vascularisation qui irrigue la prostate est essentielle afin d’identifier les anomalies éventuelles et d’anticiper le recours à la radiologie interventionnelle si celle-ci est impérative. L’angio scanner va permettre de tracer la carte artérielle entourant la prostate et de localiser les artères qui irriguent fortement la prostate.

L’artère vésicale inférieure donne généralement :

 

– une ou plusieurs branches vésico-prostatiques qui pénètrent à la base de la prostate, près du col vésical, afin de descendre le long de l’urètre prostatique jusqu’au colliculus séminal. Elles vascularisent le col vésical, l’urètre, les canaux éjaculateurs et la portion prostatique adjacente, supra-colliculaire. Ce groupe d’artères s’élargit considérablement en cas d’hypertrophie bénigne pour irriguer l’ensemble de la néoformation.

– les branches prostatiques qui longent les faces latérales et postérieures avant de pénétrer dans la glande. Elles vascularisent la majeure partie de la prostate (portion périphérique et partie infra-colliculaire).

– l’artère pudendale interne qui participe à la vascularisation de la zone fibromusculaire.

– l’artère des canaux déférents et l’artère rectale moyenne participent secondairement à sa vascularisation.

Pour les patients présentant une athérosclérose sévère et/ou une tortuosité des vaisseaux. Une imagerie préopératoire avec angioscanner pour évaluer la vascularisation pelvienne est recommandée chez les patients gravement artériosclérotiques.

    IRM de la prostate

    De nombreux patients bénéficient d’une IRM prostatique avant de recourir à l’embolisation. Il n’existe pas encore de recommandations spécifiques à ce sujet, mais cette modalité d’imagerie présente plusieurs avantages :

    -Elle permet d’évaluer le volume prostatique de manière fiable,

    -Elle permet d’évaluer l’importance, les caractéristiques morphologiques et la vascularisation de l’adénome, ce qui pourrait représenter un véritable atout à l’avenir.

    -Elle permet de rechercher certaines complications de l’HBP au niveau de la vessie : diverticule, calcul…

    -Elle permet le dépistage d’un éventuel cancer de la prostate, ce qui est utile à réaliser car l’interprétation du PSA post embolisation est problématique.

    L’imagerie IRM se révèle être une technique prometteuse pour la visualisation du cancer de la prostate. En outre, elle permet en effet de visualiser avec précision la glande et la structure des tissus grâce à un excellent contraste tissulaire.

    Ainsi, de récentes études montrent que l’IRM est la meilleure méthode d’imagerie pour le diagnostic du cancer de la prostate en termes de détection et de localisation (notamment chez les patients présentant des biopsies négatives persistantes mais un taux de PSA élevé). C’est également une référence pour les bilans de pré-traitement ainsi que pour l’évaluation et le suivi post-traitement.

    Echographie de la prostate

    L’échographie de l’appareil urinaire est un examen facultatif dans le bilan initial. En revanche, elle est recommandée en préopératoire de l’HBP. Elle permet de rechercher des anomalies du parenchyme rénal, de la vésicule biliaire et des voies supérieures. Elle permet également d’évaluer le volume de la prostate, la présence d’un lobe médian et la protrusion vésicale de la prostate. L’approche endorectale est invasive et ne doit donc pas être pratiquée systématiquement.

    PSA Prostate

    Le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate) augmente progressivement avec l’âge. On considère comme normal un taux de PSA sérique total inférieur à 2,5 ng/ml avant 50 ans, < 3,5 ng/ml entre 50 et 60 ans, < 4,5 ng/ml entre 60 et 70 ans et < 6,5 ng/ml entre 70 et 80 ans.

    Par ailleurs, il augmente provisoirement dans certaines circonstances : notamment à la suite d’une éjaculation, d’un toucher rectal, d’un exercice physique intense ou d’une infection urinaire. ou d’une prostatite aiguë ou lors d’une hypertrophie bénigne de la prostate. Ce taux est statistiquement corrélé à la présence d’un cancer de la prostate et le seuil de 4 ng/ml est généralement celui retenu comme seuil supérieur d’anomalie. A ce seuil, lors d’un dépistage précoce et de suivi (âge du patient entre 60 et 70 ans), ses performances de sensibilité et de spécificité sont respectivement de 70% et 88%.

    Ainsi, en situation de dépistage ponctuel, la VPP est de l’ordre de 30%, reflétant le fait que parmi les personnes ayant un PSA total > 4 ng/ml, 3 sur 10 sont des vrais positifs et 7 sur 10 des faux positifs. De même, la valeur prédictive négative (VPN) est d’environ 90 %, ce qui signifie que sur 10 personnes ayant un taux de PSA < 4 ng/ml, 9 n’ont effectivement pas de cancer de la prostate.

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