Le Centre de la Prostate

Nouveau traitement hypertrophie bénigne prostate

Embolisation de l’artère prostatique : nouveau traitement pour l’Hypertrophie Bénigne de la Prostate

L’embolisation de l’artère prostatique :

En premier lieu, le patient est installé sur une table vasculaire de dernière génération qui permet de visualiser l’ensemble des artères du corps humain. Grâce à l’expérience unique acquise dans notre centre, il n’est plus nécessaire de placer une sonde urinaire au cours de la procédure.

Par la suite, le radiologue insère un cathéter de 1,6 mm au niveau de l’artère du bras. Ce cathéter est ensuite dirigé vers les petites artères qui irriguent la prostate.

Enfin, des particules microscopiques sont injectées à travers ce cathéter afin de bloquer l’apport sanguin à la prostate. La prostate va ainsi diminuer de volume et permettre à l’urine de passer à travers plus facilement. Cette technique est appelée embolisation de l’artère prostatique.

Vidéo sur l’embolisation des artères prostatique

Mieux comprendre l’embolisation de l’artère prostatique:

 

 

schema embolisation de prostate
la technique d'embolisation de la prostate
embolisation de l'artere prostatique

Un radiologue insère un cathéter dans l’artère fémorale ou l’artère radiale du patient, avant de remonter jusqu’aux artères prostatiques. Une fois positionné, il injecte les microbilles sous contrôle radiologique. À partir de la même incision, les deux côtés de la prostate sont ainsi traités. L’intervention est réalisée sans anesthésie générale, en hospitalisation de jour. De plus, une anesthésie locale est appliquée au niveau du point de ponction fémorale ou radiale. L’intervention dure entre 1 et 2 heures.

Le principal avantage de l’embolisation de la prostate est que l’urètre et le col de la vessie ne sont pas touchés lors de cette intervention. Cela signifie qu’il n’y a pas d’incontinence urinaire ni d’éjaculation rétrograde.

Quelles sont les suites du traitement de l’HBP par embolisation ?

Le patient sort de l’hôpital le jour même, quelques gênes sont ressenties durant 48 à 72 heures.

Adénome prostate : Traitement médicamenteux

On utilise généralement soit des inhibiteurs 5-α-réductases, soit des α-bloquants.

Ces traitements peuvent cependant provoquer des effets secondaires :

Les inhibiteurs de la 5-alpha réductases peuvent entraîner:

  • Premièrement, une diminution de la libido.
  • Ensuite, une insuffisance érectile.
  • Également, des troubles de l’éjaculation.

Les Alpha-1 bloquants peuvent entraîner :

  • D’une part, quelques troubles neurologiques : asthénie, somnolence, vertiges, étourdissement, céphalées, acouphènes….
  • Par ailleurs, des troubles cardiovasculaires : hypotension, palpitations, tachycardie, gonflement des chevilles…
  • Egalement, des troubles digestifs : sécheresse buccale, nausées, vomissements, constipation, diarrhée…
  • Quelques troubles visuels et des larmoiements.
  • Mais aussi, des congestions nasales et des rhinites.
  • Des bouffées de chaleur et des flushs ( rougeurs passagères du visage ).
  • Et enfin, de nombreux troubles d’éjaculation (impuissance).
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ZOOM – infos

Nouvelle approche de l'embolisation

Nos années d’expérience nous permettent d’utiliser des microsphère encore plus petite (100 à 300 microns) durant le geste, ce qui permet de mieux emboliser les artères prostatique. 

Lire l’étude suivante: 

Technical and Imaging Outcomes from the UK Registry of Prostate Artery Embolization (UK-ROPE) Study: Focusing on Predictors of Clinical Success

CardioVascular and Interventional Radiology, Volume 42, May 2019

Hacking, Nigel; Vigneswaran, Ganesh; Maclean, Drew; et al.

Chirurgie de la prostate - RTUP (résection transurétrale de la prostate)

Les inconvénients de la chirurgie prostate

  • La RTUP entraîne quasi systématiquement une éjaculation rétrograde. Le volume du sperme va diminuer de manière significative, voire disparaître complètement, car le sperme, plutôt que de sortir par le pénis, ira dans la vessie,
  • Un saignement urinaire assez abondant à la suite de l’opération.
  • Une sonde urinaire durant 2 à 3 jours.
  • Une hospitalisation avec anesthésie générale ou une péridurale.

Les complications de la RTUP 

Immédiates
Fréquentes
  • Hématurie macroscopique avec quelquefois la présence de caillots. Ce type de saignement nécessite généralement un lavage vésical plus prolongé. En cas de persistance, une anémie peut survenir et selon son importance, une transfusion pourra être proposée. En dernier recours, une seconde intervention, toujours par voie endoscopique, permettra de retirer les gros caillots et de stopper l’hématurie.
  • Infection urinaire : avec ou sans fièvre.
Rares
  • Syndrome RTUP : syndrome de réabsorption du liquide d’irrigation. Celui-ci se manifeste d’une part, par des troubles de la vision (vision totalement bleue ou en noir et blanc) et d’autre part, par des troubles de la conscience. Ces phénomènes sont réversibles avec un traitement approprié.
  • Des infections testiculaires.
     

 

Tardives
Fréquentes
  • Éjaculation rétrograde (80 %) : lors de l’éjaculation, absence d’extériorisation du sperme par la verge.
  • Incontinence mineure : quelques gouttes retardataires.
  • Infections des voies urinaires.
  • Infections génitales (épididymite, orchite).
Rares
  • Rétrécissement de l’urètre, du col de la vessie (2 à 3 %).
  • Incontinence majeure.
  • Impuissance érectile.

 

Suites postopératoires de la RTUP

Durée d’hospitalisation : de 2 à 7 nuits.

Durée de sondage : un minimum de 24 heures après l’intervention. Le lavage est arrêté quand les urines sont suffisamment claires.

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