FAQ
Les questions les plus posées sur la prostate
Les questions que les patients nous posent en consultation, et celles qu'ils cherchent en ligne avant de venir. Six thèmes, des réponses courtes, et un lien vers la page qui approfondit chaque sujet.
Comprendre la prostate
Où se trouve la prostate et à quoi sert-elle ?
La prostate est une glande de la taille d'une châtaigne, située sous la vessie et traversée par l'urètre. Elle produit une partie du liquide séminal, qui nourrit et transporte les spermatozoïdes. Sa position explique tout le reste : quand elle grossit, elle serre le canal urinaire.
Quelle est la taille normale d'une prostate ?
Chez l'homme jeune, elle pèse environ 20 grammes. Ce volume augmente naturellement avec l'âge. Au-delà de 30 à 40 grammes, on parle d'augmentation significative. Le chiffre ne décide pourtant de rien à lui seul : certains hommes sont très gênés avec 40 grammes, d'autres pas du tout avec 100.
La prostate continue-t-elle de grossir toute la vie ?
Sa croissance est lente et progressive après 40 ans, sous l'influence des hormones. Elle ne s'arrête pas à un âge donné, mais son retentissement dépend surtout de la forme de la glande et de la présence d'un lobe médian, qui peut obstruer le col de la vessie même avec un volume modéré.
Peut-on vivre sans prostate ?
Oui. Après une ablation complète, en général pour un cancer, la miction reste possible et la vie normale. En revanche, l'éjaculation disparaît et la fertilité naturelle n'est plus possible. C'est précisément ce que les techniques mini-invasives cherchent à éviter chez les patients qui peuvent en bénéficier.
Qu'est-ce que le score IPSS ?
C'est un questionnaire international de sept questions qui chiffre la sévérité de vos symptômes urinaires et leur retentissement sur votre quotidien. Il permet de suivre l'évolution dans le temps et de mesurer objectivement l'effet d'un traitement. Remplir le questionnaire IPSS
Hygiène de vie et prévention
Le vélo est-il mauvais pour la prostate ?
Le vélo n'abîme pas la prostate et ne provoque ni adénome ni cancer. En revanche, la pression prolongée sur le périnée peut aggraver une gêne existante et fausser transitoirement un dosage de PSA. Il est donc conseillé d'éviter le vélo dans les 48 heures précédant une prise de sang, et pendant environ une semaine après une intervention.
L'alimentation influence-t-elle la santé de la prostate ?
Aucun aliment ne prévient l'adénome. Une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, associée à une activité physique régulière, reste néanmoins associée à une meilleure santé urologique. Certaines habitudes aggravent en revanche nettement les symptômes.
Faut-il arrêter le café et l'alcool ?
Ils n'agissent pas sur la prostate elle-même, mais irritent la vessie et augmentent la production d'urine. Beaucoup de patients constatent une nette amélioration de leurs levers nocturnes en supprimant simplement l'alcool et le café après 17 heures. C'est la mesure la plus simple, et souvent la plus efficace.
Les compléments alimentaires sont-ils efficaces ?
Le palmier nain, le pygeum ou les extraits de pollen sont fréquemment utilisés. Les preuves d'efficacité restent variables selon les études. Ils peuvent soulager modestement des symptômes légers, mais ne réduisent pas le volume de la glande et ne dispensent pas d'un bilan lorsque la gêne s'installe.
Boire moins le soir suffit-il à réduire les levers nocturnes ?
Cela aide, mais ne règle pas la cause. Si les levers persistent malgré une restriction hydrique le soir, l'origine est mécanique et mérite un bilan. Attention également à ne pas restreindre les boissons dans la journée : la déshydratation concentre les urines et irrite davantage la vessie.
Les idées reçues
La vasectomie augmente-t-elle le risque de cancer de la prostate ?
Non. Cette crainte, longtemps répandue, n'a pas été confirmée par les grandes études de suivi. La vasectomie n'augmente ni le risque de cancer de la prostate ni celui d'adénome.
L'activité sexuelle protège-t-elle la prostate ?
Certaines études suggèrent un effet légèrement protecteur des éjaculations régulières sur le risque de cancer, sans que le lien soit établi avec certitude. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que l'abstinence n'a aucun effet néfaste et que l'activité sexuelle n'aggrave pas un adénome.
Un traitement par testostérone est-il dangereux pour la prostate ?
La supplémentation en testostérone impose une surveillance du PSA et un examen clinique préalable. Elle n'est pas contre-indiquée par principe, mais elle nécessite d'avoir écarté un cancer avant de débuter, puis un suivi régulier. Cette décision revient à votre médecin.
Les troubles de l'érection viennent-ils de la prostate ?
Rarement de façon directe. L'adénome et les troubles de l'érection partagent surtout des facteurs de risque communs liés à l'âge : diabète, maladies cardiovasculaires, tabac. En revanche, certains traitements de l'adénome peuvent les aggraver, ce qui doit être discuté avant toute décision.
Faut-il traiter dès qu'on a plus de 50 ans ?
Non. Avoir une prostate augmentée de volume n'impose aucun traitement en soi. Ce qui compte est le retentissement : gêne quotidienne, résidu après miction, infections à répétition, retentissement sur les reins. Sans ces éléments, une simple surveillance suffit.
Examens et chiffres
Faut-il être à jeun pour un dosage de PSA ?
Non, le jeûne n'est pas nécessaire. En revanche, il faut éviter dans les 48 heures précédentes une éjaculation, un effort physique intense, le vélo et tout toucher rectal : chacun peut faire monter le chiffre et fausser l'interprétation.
À quelle fréquence faut-il doser son PSA ?
En l'absence de facteur de risque, un dosage tous les deux ans à partir de 50 ans est une base de discussion courante. En cas d'antécédents familiaux ou d'ascendance africaine ou antillaise, le suivi débute plus tôt et se rapproche. Cette décision se prend avec votre médecin.
Quelle différence entre PSA total et PSA libre ?
Le PSA total mesure l'ensemble du marqueur circulant. Le PSA libre en mesure la fraction non liée aux protéines. C'est leur rapport qui est utile : dans la zone d'incertitude, entre 4 et 10 ng/mL, un rapport bas oriente davantage vers un cancer, un rapport élevé vers une cause bénigne.
Qu'est-ce que la densité du PSA ?
C'est le taux de PSA rapporté au volume de la prostate. Un PSA à 7 dans une glande de 100 grammes n'a pas la même signification que dans une glande de 30 grammes. Cette mesure évite beaucoup de biopsies inutiles.
Une échographie suffit-elle à tout voir ?
Elle mesure très bien le volume, le résidu après miction et l'état des reins. Elle ne permet pas en revanche de dépister un cancer : c'est le rôle de l'IRM multiparamétrique, qui localise les zones suspectes. Le bilan complet en détail
Avant et après une intervention
Faut-il arrêter ses anticoagulants avant une embolisation ?
Cela dépend du médicament et de la raison pour laquelle il vous a été prescrit. Cette décision ne se prend jamais seul : elle est arrêtée en concertation avec le médecin qui suit votre traitement, lors de la consultation préalable. Ne modifiez jamais un anticoagulant de votre propre initiative.
Peut-on prendre l'avion après une embolisation ?
Un vol court est généralement possible dès le lendemain. Pour un long courrier, mieux vaut attendre quelques jours et prévoir de se lever régulièrement. Les patients venant de l'étranger organisent d'ailleurs leur séjour dans ce sens. Le parcours One Week
Quand peut-on reprendre le sport ?
La marche est possible immédiatement. Les activités intenses, la musculation et surtout le vélo demandent d'attendre environ une semaine, le temps que le point de ponction cicatrise et que la gêne pelvienne s'estompe.
Quand peut-on reprendre les rapports sexuels ?
En règle générale après environ une semaine. Du sang dans le sperme est fréquent dans les semaines qui suivent une biopsie ou une embolisation : c'est impressionnant, sans gravité, et cela ne justifie pas d'inquiétude.
Faut-il se faire accompagner le jour de l'intervention ?
C'est préférable. Sous simple anesthésie locale, la conduite reste possible, mais un retour accompagné est plus confortable. En cas de sédation, il est indispensable d'être raccompagné et de ne pas conduire pendant vingt-quatre heures.
Coût, délais et organisation
L'embolisation de la prostate est-elle remboursée ?
Les modalités de prise en charge dépendent de l'établissement, de l'acte réalisé et de votre situation. Un devis détaillé vous est systématiquement communiqué avant l'intervention, lors de la consultation préalable. N'hésitez pas à poser la question dès le premier contact.
Quel est le délai pour obtenir un rendez-vous ?
Il varie selon le motif et le site. Une demande accompagnée d'un dossier complet — dernier PSA, échographie, imagerie éventuelle — est traitée plus rapidement, car elle permet d'orienter d'emblée vers le bon praticien. Envoyer votre dossier
Puis-je faire relire mon dossier sans me déplacer ?
Oui. Vos comptes rendus et vos images peuvent être analysés à distance avant toute venue. Cette première évaluation indique ce qui manque au bilan et quelles options peuvent être envisagées.
Dois-je refaire les examens déjà réalisés ailleurs ?
Pas s'ils sont récents et de qualité suffisante. Ils sont alors intégrés au parcours après relecture. Le principe est simple : nous ne refaisons pas ce qui a déjà été bien fait. Le bilan en une journée
Sur quel site vais-je être pris en charge ?
Cela dépend de l'examen ou du geste prévu, et non de votre lieu de résidence. Consultations et imagerie se déroulent le plus souvent à la Clinique Blomet ; les interventions nécessitent une salle vasculaire. Nos cinq sites
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Centre de la Prostate — Clinique Blomet
136 bis rue Blomet, 75015 Paris · Du lundi au samedi, 9h – 18h · +33 6 32 84 14 31
Pages liées
Responsabilité éditoriale. Contenu médical rédigé et validé sous la responsabilité du Dr Antoine Hakimé, radiologue interventionnel. Dernière revue médicale : septembre 2026. Ces réponses ont une vocation informative et ne remplacent pas une consultation médicale. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle, qui nécessite une évaluation individuelle.